Premier volet entraînement et préparation.

Travailler l’endurance, tel devrait être le maître mot de votre préparation en cette fin d’hiver. En effet O’bivwak va mobiliser votre énergie sur un week-end et en moyenne entre 4 et 5 heures par jour. Qui plus est avec des variations d’allures dues au dénivelé à affronter ou des efforts parfois intenses dans les zones de tout terrain qui nécessitent une bonne condition.coureur_fatigue

La clef de voute de votre réussite est donc de pouvoir gérer sur deux jours un défi physique auquel certains d’entre vous ne sont pas habitués. Et ce d’autant que la lecture de la carte et la maîtrise des problèmes que vous pose le traceur nécessitent une fraicheur physique minimale. Le coureur d’orientation sait très bien que quand il « se met dans le rouge » il perd une grande partie de sa lucidité technique.

Votre préparation physique devra donc démarrer par des sorties longues, que ce soit en ski de fond, en VTT ou en course à pied. Si vous êtes marcheurs, débutez par des séances de deux heures en marche rapide, si vous êtes coureurs confirmés, l’allure de course devra être telle qu’elle devrait vous permettre de poursuivre au-delà de deux heures la séance sans problème. Puis augmentez peu à peu la durée de vos sorties jusqu’à atteindre entre 4 et 5 heures. Toujours en marche rapide pour les débutants et pour les confirmés à une allure en deçà de vos capacités maximales.


Après quelques sorties de ce type, enchaînez deux entrainements sur deux jours, comme si vous étiez en condition de course. Si vous le pouvez faites vos séances avec votre équipier. equipeCar si vous êtes capable de gérer votre propre potentiel physique n’oubliez pas que la dimension course en équipe est un des paramètres essentiel de la réussite sur le Raid O’bivwak. Peu importe en effet que l’un des deux équipiers soit plus fort que l’autre en technique d’orientation, cela se gérera toujours : le moins capé dans cette technique pouvant s’occuper de la gestion de l’alimentation, de l’hydratation, du report des postes en course, etc. Mais la différence de condition ou tout simplement de niveau physique entre les deux équipiers - ce qui est en général la règle - s’anticipe. Ne pas envisager avec lucidité cette différence peut provoquer la désintégration de l’équipe.

Rien ne vaut de s’entraîner ensemble pour apprendre à se connaître mutuellement, à accepter les faiblesses de votre équipier mais aussi ses points forts. De cette connaissance réciproque naîtra l’osmose qui vous fera equipe2surmonter les coups de moins bien de l’un ou de l’autre, d’anticiper la répartition des charges dans les sacs à dos, et pourquoi pas de gérer pendant la course vos choix d’itinéraires en fonction du niveau physique du plus faible d’entre vous. Par exemple, vous éviterez un choix d’itinéraire empruntant une descente technique en tout terrain, si l’un d’entre vous n’est pas à l’aise sur ce type de section. Ou alors si l’un d’entre vous est un peu limite physiquement, il devra être ménagé, au risque d’imploser. Dans ce cas vous éviterez les sections coûteuses en énergie, par exemple celles à fort dénivelé.

Après un mois de ce régime, vous pouvez envisager de faire quelques séances avec un sac à dos dont la charge sera celle que vous envisagez d’emporter pendant le Raid. Ces séances ont deux mérites. Tout d’abord, celui de commencer à cerner quel type de matériel vous allez sélectionner. Car sans tomber dans la course au poids et à la légèreté comme les équipes qui jouent « la gagne », optimiser son matériel et le poids de son sac fait partie du plaisir à entrer dans la compétition quelques mois avant celle-ci. Ensuite, si marcher avec un sac, même vite, n’est pas un problème pour des marcheurs aguerris, courir avec une charge sur le dos ne s’improvise pas si vous n’êtes pas accoutumés à ce type d’effort.

equipe3Enfin, si vous avez la chance de pouvoir vous entraîner sur un terrain de pleine nature, procurez-vous la carte du coin, même si ce n’est pas une carte de course d’orientation. Si vous n’êtes pas un spécialiste de la course d’orientation, vous entraîner en lisant la carte, même si vous connaissez sur le bout des doigts l’environnement de vos séances, va vous accoutumer à faire le rapport entre ce que vous lisez sur la carte et ce que vous voyez sur le terrain. Et ce tout en étant accaparé par l’effort physique. Faire cet exercice de lecture de carte lors des séances en binôme va vous permettre d’échanger avec votre équipier sur ce que vous comprenez de la carte et du terrain. Outre le fait d’améliorer votre technique de lecture de carte, cet exercice va vous habituer à verbaliser avec votre équipier. Cerner et comprendre comment la communication s’établit entre les deux équipiers fait partie des paramètres pour réussir votre raid.

Crédit photos : Cyril Crespeau

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